
Libéralisme
Au sens économique du terme, désigne une approche qui postule que les mécanismes du marché sont mieux à même de contribuer à la construction d'une société efficace et juste que l'intervention publique. Commentaire: Le libéralisme économique se définit par deux phrases. L'une, prononcée par Vincent de Gournay au milieu du XVIIIesiècle (et reprise par Turgot, lors de son bref passage à l'Intendance générale, ancien nom du ministère des Finances): laisser faire, laisser passer; l'autre par François Guizot au début du XIXesiècle:Enrichissez-vous. Nul mieux que l'individu ne sait ce qui est bon pour lui, et le bien-être de tous résulte de la poursuite par chacun de son propre intérêt (le tout est la somme des parties). Ce double postulat est critiquable: le laisser-fairepeut aboutir à ce que le faible soit exploité par le fort. Et l'intérêt général ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers. Mais cette double critique ne permet pas de dire quelle forme d'intervention publique est nécessaire, ni dans quelles limites il est souhaitable de la pratiquer. Alors que le libéralisme aboutit à des préceptes d'action extrêmement clairs, la critique du libéralisme ne débouche pas sur des préconisations aussi simples.
Date de mise à jour : 22/01/2010
A lire également: Entretien avec Alain Renaut, «Du libéralisme politique au libéralisme économique», hors-série n°51 d'Alternatives Economiques, janvier2002. - cliquez ici. Francisco Vergara, «Libéralisme et éthiques», L'Economie politique n°6, avril2000. - cliquez ici.
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