Croissance verte: cent mille emplois de plus en Ile-de-France
Non, la sauvegarde de l'emploi n'est pas un argument pour tarder à avancer sur la voie d'une réduction drastique de nos émissions de CO2: la nécessaire conversion de l'économie à l'écologie représente en effet des créations d'emplois dans les secteurs "verts" (rénovation thermique des bâtiments, transports collectifs, énergies renouvelables) supérieures aux destructions dans des domaines énergivores, en particulier l'automobile.
Ce bilan en termes d'emplois a été quantifié pour la région Ile-de-France, première région économique d'Europe, dans le cadre d'une étude du Cired-CNRS, commandée par les députés Verts au Parlement européen. Une réduction de 30% des émissions de CO2 franciliennes en 2020 par rapport à 2005, sur la base d'un baril de pétrole à 80 dollars, se traduirait par la création nette de 58 300 emplois, soit 36 300 de plus que dans le scénario "au fil de l'eau" (une diminution des émissions de 10%). Dans l'hypothèse d'une réduction de 40% des émissions, d'un baril de pétrole à 120 dollars et d'un financement par l'emprunt de 50% des investissements nécessaires, les créations d'emplois se monteraient à 164 000, soit 110 500 de plus que le scénario "au fil de l'eau".
"Impact sur l'emploi de la réduction des émissions de CO2 en Ile-de-France", Cired, janvier 2010. En ligne sur http://europeecologie.eu/Moins-de-CO2-Plus-d-emplois



























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